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Paramoteur biplace


Apres quelques centaines d’heures, il arrive qu’on se lasse du vol en paramoteur, si on n’a pas toujours l’occasion de découvrir de nouveaux paysages ou de nouvels équipements.
L’un des meilleurs antidotes contre cet ennui est de voler en biplace. Au début, pour le défi qu’il représente, puis meme quand on aura acquis la pratique nécessaire et le décollage deviendra aussi simple qu’en solo, le plaisir partagé reste encore tres longtemps supérieur. Pour cela, il suffit presque la proximité physique d’un(e) passager(e) (dans le cas idéal, du sexe opposé pour les pilotes vieux jeu, aujourd’hui on dirait plutôt: du sexe préféré), et un intercom fiable pour la perfection.

Le passager occasionnel peut etre un ami, un collegue, un parent ou un voisin qu’on voudrait initier (le baptiser de l’air, comme on dit); dans ce cas le vol entraîne une responsabilité extraordinaire, et nécessite particulierement de l’attention, de la discipline et du professionalisme.
Car le candidat novice se décide a exécuter des actions completement nouvelles et inhabituelles pour lui, il perdra donc certainement au moins 50% de ses capacités, ce que le pilote doit sciemment prévoir et gérer. On ne peut pas prendre mal si le passager ne court pas assez vite, trébuche, ou s’il se jette dans la sellette trop tôt pour vite passer les moments critiques, et on ne peut lui en vouloir si éventuellement il se bloque a l’atterrissage et termine sur ses fesses au lieu de faire encore quelques pas. Il faut consciemment prévoir ces réactions, et n’entreprendre le vol que si les conditions météorologiques, la voile et le moteur assurent ensemble une réserve suffisante pour exécuter le décollage et l’atterrissage en sécurité, malgré des gaffes qui peuvent se produire. Le vol lui-meme doit etre absolument „soft” dans ces cas-la, il n’y a pas lieu de wingovers, de virages a grande inclinaison, de spirales ou d’autres manoeuvres impressionnants. A de rares exceptions pres, les numéros pareils garantissent un tres mauvais souvenir au passager, voire meme le refus catégorique et le dégout du vol par la suite. L’intercom est essentiel pour un premier vol, d’une part pour les instructions précises et fermes a donner au cours du décollage et de l’atterrissage, et d’autre part, pour qu’on puisse a tout moment s’assurer de l’état d’âme de son passager, si on lui procure du plaisir ou de la terreur une fois dans l’air. Des propos rassurants et compétents l’aideront a bien vivre cette premiere expérience.
Le vol en biplace a aussi son rôle dans la formation, car l’éleve se familiarise avec les mouvements et les réactions de la voile, il s’habitue a utiliser les freins, a gérer son altitude; il aura aussi assimilé la vitesse de l’approche du sol, les mouvements de l’arrondi et de l’atterrissage. Apres cinq-dix vols en biplace, il aura beaucoup moins de stress, d’ailleurs inévitable, a son premier vol solo.
Cependant, pour le vrai plaisir du vol en biplace, ce n’est pas avec des passagers occasionnels, mais avec un coéquipier bien habitué qu’il faut voler. Cela signifie une intimité physique et émotionnelle inégalable. Et meme pas besoin de préservatif! Un équipage bien accoutumé avec une voile bi adéquate est tout a fait capable de voler dans toutes les conditions ou le vol en solo est accessible pour un pilote moyen. A Basse Ham par exemple, dans l’aérologie turbulente, quand les participants de la tentive du record étaient encore en train d’hésiter avec résignation s’ils sortent leurs voiles ou pas, nous leur avons fait une petite démonstration en bi avec Andrea, avec notre Synthesis de 34 m2; ils ont tout de suite repris courage. Avec un peu d’exagération, j’oserais dire que nous avons fait voler une bonne vingtaine de pilotes en plus. Bien sur, le décollage n’est pas un challenge dans des conditions fortes, au contraire: c’est dans la chaleur et avec du vent nul qu’on apprécie vraiment l’équipage bien accoutumé, l’équipement convenable et la bonne technique de décollage. Voler a deux ou voler seul, c’est un peu la meme différence qu’entre les plaisirs solitaires et la jouissance partagée. A condition, bien sur, qu’on veuille partager. Espérons que la plupart des hommes oiseaux sont encore dans ce cas de figure aujurd’hui. Que ce soit la compagnie des nuages ou un paysage admiré du haut, vivre les sensations ensemble est un bonheur extraordinaire.
A côté, le passager remplit aussi des fonctions bien pragmatiques:
Navigation et observation: pendant les vols a distance, le passager - n’étant pas occupé au pilotage - peut bien se charger de la navigation. Surtout en cas de vol en formation ou simplement a plusieurs ensemble, on peut bien diviser l’environnement a observer: le passager regarde a l’avant et a droite, le pilote a gauche et a l’arriere, pour éviter l’airprox. Mais il y a bien d’autres avantages encore, photographie aérienne ou vidéo, participation a des épreuves de compétition (p.ex. tir a la cible), et un autre aspect pratique du passager: la gestion des sandwich et des boissons, ainsi que le transport des équipements par terre.
J’espere d’avoir fait envie au vol en biplace: a ceux qui y rechignent toujours en prétextant que ce n’est pas a la portée des pilotes ordinaires, je propose de voir nos vidéos sur www.vampair.hu, et/ou de venir essayer a Gyúró.
Ce n’est pas par hasard que je n’ai pas parlé de l’équipement, parce que tout comme dans le cas du vol en solo, l’essentiel reste la formation. Ce n’est pas le paramoteur le plus costaud possible qui fait voler son propriétaire non formé, mais le pilote bien préparé et compétent qui vole, avec un aéronef adéquat, éprouvé, et perfectionné dans tous les détails. Tout dépend du software. Au cours de son installation, c’est a dire la formation, chacun recevra des conseils quant au „hardware” aussi, mais je préfere ne pas m’étendre la-dessus, de peur que des individus pourvus du sens des affaires et prétendant de vouloir le bien des pilotes encombrent le marché des objets pas chers d’apparence paramoteur, en faisant croire au consommateur qu’avec son argent il peut acquérir ce qu’en vérité seul le savoir peut lui procurer.

Texte: Szabó György
Photo: Koszta Péter


 
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